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Ce que l’État prend

La fiscalité de l’investissement

La fiscalité ne se choisit pas ligne à ligne : elle découle de l’enveloppe qui porte le capital. Comprendre les trois mécanismes — flat tax, exonérations, prélèvements sociaux — suffit à prendre les bonnes décisions. Cet aperçu est indicatif ; pour votre situation, seul un professionnel peut trancher.

La flat tax (PFU) : 31,4 % par défaut

Depuis 2018, les plus-values et les dividendes des placements mobiliers sont imposés par défaut au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Le courtier peut prélever lui-même l’acompte de 12,8 % à la source.

L’assurance-vie fait exception à la hausse de 2026 : ses prélèvements sociaux restent à 17,2 %, soit 30 % avant 8 ans et 24,7 % après 8 ans au-delà de l’abattement. La fraction de primes supérieure à 150 000 € échappe à cette exception : son impôt sur le revenu passe à 12,8 %, soit 30 % avec les prélèvements sociaux. La flat tax à 31,4 % vise, elle, les revenus mobiliers — CTO, PEA avant 5 ans, super-livrets.

Source : LFSS 2026, art. 12 — Journal officiel du 30 décembre 2025.

Vous pouvez y renoncer, sur l’ensemble de votre déclaration, pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu — avec, pour les dividendes, un abattement de 40 %. Pour la plupart des petits et moyens portefeuilles, la flat tax est plus simple et souvent moins chère. L’option barème peut s’avérer meilleure pour des revenus modestes percevant beaucoup de dividendes.

Le même gain, quatre enveloppes

Exemple : 10 000 € de gains réalisés, contribuable célibataire. À situation égale, l’enveloppe change tout.

EnveloppeImpôt sur le revenuPrélèvements sociauxTotal prélevéGain net
PEAPEA (après 5 ans)0 €1 860 €1 860 €8 140 €
CTOCompte-titres1 280 €1 860 €3 140 €6 860 €
Assurance-vieAssurance-vie (après 8 ans)405 €1 720 €2 125 €7 875 €
LivretsLivrets réglementés0 €0 €0 €10 000 €

Hypothèses : gains de 10 000 €, contribuable célibataire, PEA et assurance-vie arrivés à maturité (5 et 8 ans). Montants arrondis, hors spécificités de votre foyer fiscal.

PEA — le champion fiscal

Après 5 ans : exonération totale d’impôt sur le revenu. Les gains ne supportent plus que les prélèvements sociaux de 18,6 %. Avant 5 ans, un retrait impose les gains (PFU ou barème) et clôture le plan.

La fiche du PEA →

CTO — la fiscalité à la cession

Flat tax de 31,4 % sur les gains réalisés et les dividendes. Les plus-values ne sont imposées qu’à la vente — les gains non réalisés ne le sont pas — tandis que les dividendes le sont chaque année. Les moins-values se compensent avec les plus-values de l’année et des dix années suivantes : un stock d’allègements à ne pas perdre.

La fiche du compte-titres →

Assurance-vie — l’abattement après 8 ans

Après 8 ans, chaque rachat bénéficie d’un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € en couple) sur les gains ; au-delà, 7,5 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux. Avant 8 ans : 30 % (12,8 % d’IR + 17,2 % de PS) ou barème, sans abattement.

La fiche de l’assurance-vie →

Livrets — l’exonération totale

Les livrets réglementés n’encourent ni impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux. Les super-livrets bancaires, eux, fiscalisent leurs intérêts à 31,4 %.

La fiche des livrets →

Les prélèvements sociaux, l’impôt qu’on oublie

Les prélèvements sociaux sont à deux vitesses en 2026 : 18,6 % sur les revenus mobiliers (CTO, PEA après 5 ans, super-livrets), 17,2 % sur l’assurance-vie et l’immobilier. Seuls les livrets réglementés y échappent. Ils sont dus même quand l’impôt sur le revenu est nul : c’est la raison pour laquelle un gain de PEA n’est jamais « totalement » net.

Bonne nouvelle : ils sont prélevés à la source ou déclarés avec votre déclaration de revenus, sans démarche supplémentaire. Le simulateur, lui, les estime sur chaque retrait, en distinguant le taux de l’assurance-vie (17,2 %) de celui des autres enveloppes de marché (18,6 %).

Ce que le simulateur ne fait pas

La projection applique l’impôt aux retraits et déduit les frais de gestion de l’assurance-vie, mais elle ne remplit pas votre déclaration : elle ignore votre taux marginal réel, les moins-values reportées et les conventions fiscales. Elle ne déduit pas non plus les frais de courtage, et reste en euros nominaux — l’inflation n’est pas modélisée. Pour le détail du barème, utilisez les fiches d’enveloppes et la page fiscalité.

La méthode de calcul en détail →

Comparez les enveloppes, pas les opinions

Le simulateur projette la même stratégie dans plusieurs enveloppes — et montre ce que chaque cadre fiscal change, vraiment.

Contenu informatif, sans valeur de conseil fiscal. Les règles présentées reflètent le cadre général ; votre situation (foyer, revenus, dates de versement) peut modifier les résultats. Consultez un professionnel avant toute décision.

Invest

Des projections qui tiennent debout

Comparer les enveloppes, les courtiers et les stratégies — puis projeter la vôtre, krachs compris. Le site à lire avant d’investir, et à relire après.

Simulation hors inflation : frais de gestion déduits, impôt des retraits estimé au barème simplifié. Les rendements affichés sont indicatifs et ne constituent pas un conseil en investissement. Les liens d’ouverture vers les courtiers sont des liens d’affiliation : ils permettent de soutenir le site et de le faire durer, sans surcoût pour vous. Investir comporte un risque de perte en capital.