Cinq façons de faire
Les stratégies, comparées
Il n’y a pas de meilleure stratégie — seulement la stratégie adaptée à votre horizon, votre tolérance au risque et le temps que vous voulez y passer. Voici cinq façons de faire, avec ce qu’elles donnent et ce qu’elles coûtent. Chacune se construit en quelques minutes dans le simulateur.
La référence — et pour cause
Un seul ETF monde, acheté chaque mois, dans un PEA. Une ligne à suivre, aucune décision à prendre, une exposition à 1 500 entreprises des pays développés.
- Horizon conseillé
- 10 ans et plus
- Niveau de risque
- Moyen à élevé
Ce qui plaide pour
- La diversification la plus large pour une seule ligne
- Des frais minimes : quelques euros d’ordre et moins de 0,5 % de frais de gestion annuels
- Aucune discipline de trading requise : le DCA s’automatise
Ce qui doit vous arrêter
- Aucune garantie : un krach de 40 % reste possible
- Le PEA plafonne à 150 000 € de versements
- Pas d’accès direct aux entreprises américaines (hors réplication synthétique)
L’équilibre entre risque et sécurité
Deux enveloppes : le PEA porte les actions pour le long terme, l’assurance-vie porte une poche en fonds euros à capital garanti. La seconde rassure quand la première tremble.
- Horizon conseillé
- 8 ans et plus
- Niveau de risque
- Moyen
Ce qui plaide pour
- Une part du capital est garantie, quoi qu’il arrive
- L’assurance-vie conserve son avantage fiscal après 8 ans
- Répartition ajustable sans sortir d’argent
Ce qui doit vous arrêter
- Les fonds euros rapportent peu, souvent autour de l’inflation
- Deux comptes à suivre
- Les frais de l’assurance-vie sont plus élevés que ceux du PEA
La diversification fiscale
PEA pour les ETF européens, compte-titres pour les ETF américains et les actions monde, assurance-vie pour la sécurité et la transmission. Chaque euro vit dans l’enveloppe qui le traite le mieux.
- Horizon conseillé
- 10 ans et plus
- Niveau de risque
- Moyen à élevé
Ce qui plaide pour
- Aucun plafond : le PEA saturé ne bloque plus la stratégie
- Accès à tous les marchés du monde
- Chaque enveloppe optimise un besoin différent
Ce qui doit vous arrêter
- Fiscalité à la cession sur le compte-titres (flat tax 31,4 %)
- Trois comptes, trois suivis
- Complexité inutile si vous versez moins de 300 € par mois
Actions monde, actions value, obligations
Un classique de la gestion indicielle : actions monde, petites capitalisations, obligations — rééquilibré une fois par an. Plus de lignes, pas plus de décisions.
- Horizon conseillé
- 10 ans et plus
- Niveau de risque
- Moyen
Ce qui plaide pour
- Diversification fine des facteurs de risque
- Le rééquilibrage ajoute mécaniquement de la performance sur le long terme
- Robuste dans presque tous les environnements de marché
Ce qui doit vous arrêter
- Les fonds obligataires purs ne sont pas éligibles au PEA
- Rééquilibrage à ne pas oublier (une fois par an suffit)
- Trois lignes à tenir dans le temps
Pour un horizon plus court
Une majorité d’obligations et de fonds euros, une poche d’actions. Pour un objectif à cinq ou huit ans, quand une perte de 30 % serait inacceptable.
- Horizon conseillé
- 3 à 8 ans
- Niveau de risque
- Faible à moyen
Ce qui plaide pour
- Variation limitée, nuits tranquilles
- Capital en grande partie garanti
- Adapté aux échéances connues
Ce qui doit vous arrêter
- Rendement attendu faible
- Un horizon long gâché : c’est le coût caché de la prudence
- Peu de marge face à l’inflation sur dix ans
Les modèles prêts à l’emploi du simulateur
Le simulateur propose quatre profils complets — du très défensif au dynamique — avec leurs comptes, leurs compositions et leurs versements déjà calibrés. Un point de départ à ajuster, jamais une fin en soi.
La meilleure stratégie est celle que vous tiendrez
Simulez-les côte à côte : le simulateur garde plusieurs simulations en parallèle, pour comparer sans rien casser.