Assurance-Vie
- Plafond de versements
- Aucun
- Fiscalité après 8 ans
- 24,7 %
- Fiscalité avant 8 ans
- 30 %
- Frais de versement
- 0 à 2 %
- Frais de gestion (UC)
- 0,5 à 1 %/an
- Transmission
- Avantageuse
Le contrat accepte tous les montants.
7,5 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux, après abattement annuel de 4 600 € (9 200 € en couple).
PFU ou barème, plus les prélèvements sociaux, sans abattement.
Souvent 0 % chez les courtiers en ligne.
Variables selon les supports ; les fonds euros incluent leurs propres frais.
Hors succession jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire (versements avant 70 ans).
En clair
L’assurance-vie est un contrat souscrit auprès d’un assureur, qui sert de contenant à deux grandes familles de supports : les fonds euros, dont le capital est garanti, et les unités de compte (ETF, actions, immobilier), exposées aux marchés. On y met ce que l’on veut, quand on veut, sans plafond.
Sa force est ailleurs que dans la performance : après huit ans, les gains bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) et sont ensuite taxés à 24,7 % au total — contre 30 % dans un compte-titres. S’y ajoutent des avantages de transmission et la possibilité de racheter partiellement, sans jamais clôturer le contrat.
- Fonds euros à capital garanti : la seule façon de sécuriser une partie de son épargne en actions.
- Fiscalité allégée après 8 ans : abattement de 4 600 € ou 9 200 € par an sur les gains, puis 24,7 % tout compris.
- Rachats partiels libres : vous retirez ce dont vous avez besoin sans clôturer le contrat.
- Transmission hors succession dans des limites généreuses (jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans).
- Multi-supports : on passe des fonds euros aux ETF au sein du même contrat.
- Frais plus élevés qu’un PEA : frais de versement (souvent 0 à 2 %), frais d’arbitrage (environ 0 à 1 %) et frais de gestion sur les unités de compte (0,5 à 1 %/an).
- Rendement des fonds euros en baisse structurelle ces dernières années.
- Moins avantageuse qu’un PEA pour un portefeuille 100 % actions sur le long terme.
- Garantie en deçà du marché : les unités de compte peuvent perdre de la valeur, seul le fonds euros est garanti.
Ce que l’on peut mettre dedans
- Fonds euros (capital garanti par l’assureur)
- ETF et actions via les unités de compte
- SCPI et immobilier coté (pierre-papier)
- Supports en gestion pilotée (allocation déléguée selon votre profil)
La fiscalité, sans jargon
Avant huit ans, les gains sont taxés au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (ou au barème si vous optez pour celui-ci), sans abattement. Chaque rachat est imposé à hauteur de la part de gains qu’il contient.
Après huit ans, chaque rachat bénéficie d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple marié ou pacsé. Les gains au-delà de cet abattement sont imposés à 24,7 % (7,5 % d’impôt sur le revenu après abattement, plus 17,2 % de prélèvements sociaux). Pour les primes versées au-delà de 150 000 €, l’impôt sur le revenu passe à 12,8 %, soit 30 % avec les prélèvements sociaux.
L’abattement est annuel et se renouvelle : retirer 9 200 € de gains purs par an à deux, c’est sortir du contrat sans payer un euro d’impôt sur le revenu — seul reste le prélèvement social. C’est l’une des stratégies de sortie les plus méconnues.
En cas de décès, les versements effectués avant 70 ans sont transmis hors succession dans la limite de 152 500 € par bénéficiaire, puis taxés à 20 % au-delà.
Comment ouvrir, étape par étape
- 1Choisir le bon contrat : les frais varient énormément entre banques traditionnelles et courtiers en ligne (voir le comparatif).
- 2Souscrire en ligne ou chez un conseiller — aucune condition de santé pour un contrat d’épargne classique.
- 3Répartir entre fonds euros et unités de compte selon votre tolérance au risque.
- 4Alimenter par versement libre ou programmé.
- 5Conserver le contrat au moins huit ans : la maturité fiscale se compte depuis le premier versement.
Les courtiers les mieux notés pour cette enveloppe
Classement établi sur les frais et les conditions réelles. Tarifs indicatifs, à vérifier avant ouverture.
Linxea
Frais d’entrée : 0 % (entrée) · Gestion UC : 0,50 %/an (UC Spirit 2, hors supports)
Ouvrir chez LinxeaRamify
Frais d’entrée : 0 % (entrée) · Gestion UC : 1,4 %/an (gestion) + ≈0,2 % ETF
Ouvrir chez RamifyLes erreurs à éviter
- Souscrire dans une banque traditionnelle avec 2 % de frais de versement là où un courtier en ligne les offre à 0 %.
- Mettre 100 % en unités de compte en croyant « sécuriser » : seul le fonds euros est garanti.
- Arbitrer trop souvent : chaque arbitrage peut être facturé et remet une poche en mouvement.
- Oublier de désigner les bénéficiaires du contrat : l’avantage transmission se joue à la clause près.
Questions fréquentes
L’assurance-vie est-elle risquée ?
Cela dépend des supports choisis. Le fonds euros garantit le capital ; les unités de compte (ETF, actions) fluctuent comme les marchés. Un contrat mixte combine les deux, et c’est le choix le plus courant.
Les 8 ans courent-ils depuis la souscription ou le premier versement ?
Depuis le premier versement. Chaque versement garde sa propre date, mais l’avantage fiscal s’apprécie contrat par contrat une fois les huit ans atteints.
Peut-on transférer une assurance-vie ?
Oui, mais le transfert fait perdre l’antériorité fiscale du contrat d’origine et seule une partie des supports est généralement transférable. Beaucoup préfèrent racheter puis réinvestir, ou simplement ouvrir un nouveau contrat à côté.
Assurance-vie ou PEA pour préparer un projet à 10 ans ?
Si le projet tolère le risque actions, le PEA gagne sur la fiscalité. Si la garantie du capital compte, l’assurance-vie en fonds euros est la meilleure option. Pour un projet mixte, les deux enveloppes se combinent.
Comparer avec les autres enveloppes
Contenu informatif, à jour des règles connues à la date de publication, et sans valeur de conseil en investissement. Les plafonds, taux et fiscalités peuvent évoluer : vérifiez les chiffres officiels avant toute décision. Investir comporte un risque de perte en capital.