Plan d’Épargne en Actions
- Plafond de versements
- 150 000 €
- Fiscalité après 5 ans
- 0 % d’impôt sur le revenu
- Fiscalité avant 5 ans
- PFU 31,4 % ou barème
- Frais typiques
- 0 à 5 € par ordre
- Risque
- Marché actions
- Liquidité
- Bonne
Les gains capitalisés ne comptent pas dans le plafond.
Prélèvements sociaux de 18,6 % toujours dus sur les gains.
Plus les prélèvements sociaux ; le plan est clôturé au retrait.
Selon le courtier ; 0 € de tenue de compte chez les courtiers en ligne.
Moyen à élevé : le capital fluctue et n’est pas garanti.
Vente des titres en quelques jours ouvrés, retrait ensuite.
En clair
Le Plan d’Épargne en Actions est une enveloppe fiscale créée pour encourager l’investissement en actions européennes. Vous ouvrez un plan chez un courtier ou une banque, vous versez ce que vous voulez (dans la limite du plafond), et vous achetez avec cet argent des actions et des ETF éligibles.
Son intérêt est fiscal : au bout de cinq ans, les gains réalisés sont exonérés d’impôt sur le revenu. Dans aucune autre enveloppe d’investissement en actions vous ne paierez aussi peu — seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus. C’est la raison pour laquelle le PEA est la première enveloppe à ouvrir pour un investisseur français.
- Exonération d’impôt sur le revenu sur tous les gains après 5 ans (il ne reste que les prélèvements sociaux de 18,6 %).
- Des frais minimes chez les courtiers en ligne : souvent moins de 1 € l’ordre, et 0 € de tenue de compte.
- Aucune contrainte de versement après l’ouverture : vous alimentez le plan quand vous voulez, tant que le plafond n’est pas atteint.
- Un plan unique par personne : tout votre capital actions se concentre au même endroit, facile à suivre.
- Le plan se transfère d’un courtier à l’autre sans perdre l’ancienneté fiscale.
- Plafond de versements à 150 000 € (les gains, eux, ne sont pas plafonnés : un plan peut valoir bien plus).
- Un retrait avant 5 ans clôture le plan et rend les gains immédiatement imposables.
- Univers d’investissement limité : actions et ETF éligibles, essentiellement européens (les ETF synthétiques donnent un accès indirect aux marchés américains).
- Risque de marché réel : le capital n’est pas garanti et peut baisser fortement à court terme.
Ce que l’on peut mettre dedans
- Actions de sociétés de l’Espace économique européen
- ETF actions éligibles au PEA (MSCI World, Europe, marchés émergents…)
- ETF à réplication synthétique (accès indirect aux indices américains)
- Fonds actions éligibles (OPCVM respectant le quota de 75 % d’actions européennes)
La fiscalité, sans jargon
Avant cinq ans, tout retrait est fiscalisé au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou, par défaut, au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux). Surtout, un retrait avant cinq ans entraîne la clôture définitive du plan : vous perdez l’enveloppe, pas seulement les gains.
Après cinq ans, vous pouvez retirer librement, partiellement ou totalement, sans clôturer le plan. Les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu et ne supportent plus que les prélèvements sociaux de 18,6 %. Les dividendes et plus-values réalisés dans l’enveloppe ne sont pas imposés chaque année : la fiscalité est différée au moment du retrait.
La date de référence est celle du premier versement — ou la date d’ouverture saisie sur le compte, si elle est plus ancienne : un plan ouvert en 2026 devient mature en 2031, même si vous n’ajoutez plus rien entre-temps.
Comment ouvrir, étape par étape
- 1Comparer les courtiers : les frais d’ordre et l’éligibilité des ETF varient fortement (voir le comparatif).
- 2Ouvrir le plan en ligne — compter dix minutes, pièce d’identité et justificatif de domicile.
- 3Alimenter le compte par virement depuis votre compte courant.
- 4Passer un ordre d’achat sur l’ETF choisi (ordre au marché ou ordre limite).
- 5Programmer un versement régulier pour automatiser la discipline — c’est là que le simulateur aide à calibrer le montant.
Les courtiers les mieux notés pour cette enveloppe
Classement établi sur les frais et les conditions réelles. Tarifs indicatifs, à vérifier avant ouverture.
Trade Republic
Frais d’ordre : 1 € / ordre ponctuel · Tenue de compte : 0 €
Ouvrir chez Trade RepublicBoursoBank
Frais d’ordre : 0,50 € à 4,99 € selon l’offre · Tenue de compte : 0 €
Ouvrir chez BoursoBankLes erreurs à éviter
- Retirer avant cinq ans « pour voir » : le plan est clôturé et les gains taxés. Un PEA se laisse dormir.
- Oublier que le plafond de 150 000 € concerne les versements : les gains ne le font pas déborder.
- Concentrer tout le plan sur une seule action « à forte conviction » : le PEA n’est pas un ticket de loterie.
- Négliger les frais d’ordre sur de petits versements : à 5 € l’ordre, 100 € par mois, ce sont 60 € de frais par an.
- Oublier de transférer un ancien plan : un transfert conserve l’ancienneté, un nouveau plan la perd.
Questions fréquentes
Le PEA est-il limité à 150 000 € au total ?
Non : le plafond porte sur les sommes versées. Les gains réalisés s’ajoutent librement, et un plan ouvert depuis vingt ans peut dépasser plusieurs centaines de milliers d’euros sans enfreindre aucune règle.
Puis-je avoir un PEA dans deux banques ?
Non. Un seul plan par personne est autorisé (et un seul par majeur rattaché au foyer fiscal). En couple, chacun ouvre le sien : vous cumulez ainsi deux plafonds de 150 000 €.
Que se passe-t-il si je dépasse le plafond ?
Le versement excédentaire est refusé ou placé dans une « ligne d’excédent » fiscalisée comme un compte-titres. Le simulateur détecte ce dépassement et signale le mois exact où il survient.
Les ETF américains sont-ils accessibles dans un PEA ?
Pas directement, mais la plupart des ETF diffusés en Europe proposent une part à réplication synthétique éligible au PEA, qui réplique l’indice via un swap. C’est ainsi que l’on expose un PEA au S&P 500.
Comparer avec les autres enveloppes
Contenu informatif, à jour des règles connues à la date de publication, et sans valeur de conseil en investissement. Les plafonds, taux et fiscalités peuvent évoluer : vérifiez les chiffres officiels avant toute décision. Investir comporte un risque de perte en capital.